La taille du diamant : Les différentes étapes

Alors que le poids, la pureté et la couleur d’un diamant brut sont dictés par la nature, la taille dépend uniquement du savoir faire de l’homme. Le diamant est un accumulateur de lumière et seule la qualité de la taille pourra lui donner le maximum d’éclat, de brillance et de beauté.

Les différentes étapes de la taille du diamant

Le clivage :

Il permet de partager en deux parties un diamant brut, afin de lui donner une forme appréciable et la dégager de certaines imperfections. Il faut entailler le diamant dans un plan de clivage, puis enfoncer une fine lame d’acier sur laquelle on frappe d’un coup sec. La pierre se divise alors en deux, laissant deux surfaces planes, et donnera au diamant une forme adaptée pour qu’il puisse être scié ou taillé en éliminant au passage les défauts de cristallisation, les glaces ou les fêlures, les piqués, les inclusions, etc…
Le clivage n’est pas toujours nécessaire, il faut calculer au plus juste sa rentabilité. Le métier de cliveur est un des plus difficiles, car il comporte une énorme responsabilité. L’issue du clivage peut être un échec, et le diamant brut peut casser.

Le sciage :

Il s’agit de découper un diamant brut à l’aide d’un disque diamantée,ou parfois même d’un laser. La découpe se fait sur un plan non clivable. L’avantage de cette phase réside dans le fait que l’on peut partager un diamant tout en conservant les pointes des pierres, ce qui n’est pas possible avec le clivage. Le sciage est moins délicat que le clivage, car il permet plus de souplesse. On peut en effet modifier de quelques degrés sa direction afin d’éliminer une inclusion ou d’améliorer la forme de la pierre.
L’opération de sciage doit se faire en essayant d’obtenir la plus grande table possible et la culasse la plus dure possible. Sachez pour finir qu’il faut environ 2 mois pour scier un diamant brut de plus de 300 carats.

Le débrutage :

C’est une ébauche pour façonner le rondiste en arrondissant la ceinture. Cette opération est réalisée grâce à un autre diamant serti sur un long manche en bois tenu à la main. La tête contenant la pierre repose sur un support.Le diamant employé pour le débrutage peut être une pierre approchant de forme le modèle désiré, ce qui permet de débruter simultanément deux pierres ; dans d’autres cas on emploie du diamant industriel de forme plate appelé « scherp » (aigu).
Le débrutage demandant le plus de compétence est celui des tailles fantaisies, celles-ci exigeant un matériel plus complexe, le débruteur étant confronté à des problèmes de symétrie plus délicats que pour la taille ronde.

La taille et le polissage :

Le diamant étant la matière la plus dure, il ne peut subir d’usure que par le diamant lui-même. Ainsi, Le diamant à facetter est serti dans une tenaille que l’on appelle « dop » et présenté sur un disque en acier qui a été enduit de poudre de diamant (environ 1 carat). Cette étape nécessite beaucoup d’expérience et de dextérité. En règle générale, un diamant est taillé par différentes personnes. Le polissage est la dernière phase de la taille d’un diamant, il consiste à rendre brillantes les facettes crées les repassant sur un disque plus doux, non plus pour les façonnées, mais pour les « lustrées ».

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