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Glossaire Diamant et bijou

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Le Glossaire du Diamant et des Pierres précieuses contient des centaines de définitions. Termes gemmologiques et techniques, abréviations, types de pierre..
   

Les plus célèbres et plus gros diamants taillés :

Le Golden Jubilee

Le Golden Jubilee

Le Golden Jubilee est le plus gros diamant taillé du monde, il a 15.47 carats de plus que le Cullinan I. Il est monté sur la couronne impériale de Thaïlande. C'est de plus un Fancy color.

Taille : rose coussin
Couleur : Fancy yellow brown
Poids : 545.67 carats
Le Cullinan I

Le Cullinan I

Découvert en Afrique du Sud dans la mine Premier en 1905. Ce diamant est monté sur le sceptre de la Reine d'Angleterre. Il a été renommé le Great Star of Africa. Il mesure 53mm x 44mm x 29mm, et possède 76 facettes.

Taille : poire
Couleur : blanc
Poids : 530.20 carats

L'Incomparable

Découvert en République Démocratique du Congo, dans le Mbuji Mayi en 1980. La forme de sa taille est unique, elle a été définie par Marvin Samuels comme une triolette. Sa pureté est Internally Flawless (IF).

Taille : Triolette
Couleur : Fancy Brownish Yellow
Poids : 407.48 carats
 

Cullinan II - Lesser Star of Africa


Découvert en Afrique du Sud dans la mine Premier en 1905. Ce diamant est monté sur la couronne impériale d'Angleterre. Il a été renommé le Lesser Star of Africa.

Il provient du même diamant brut que le Cullinan I (3106.00 carats).

Taille : coussin
Couleur : blanc
Poids : 317.40 carats
 Le Spirit of de Grisogono

Le Spirit of de Grisogono


Découvert en Centrafrique. Il a été importé par la suite en Suisse où il a été taillé. Le Gubelin Gem Lab a expertisé ce diamant et a noté qu'il était d'une rare beauté pour ce type de diamant et pour un tel poids.

Taille : Mogul
Couleur : noir
Poids : 312.24 carats

Le Hope :


le hopeDécouvert en Inde au XVIIe siècle. Ce diamant est peut-être le diamant qui a la plus mauvaise réputation. Un grand nombre de ses possesseurs furent malmenés par le sort. Il est aujourd'hui au Smithsonian Institut de New-York. Il mesure 25,60 mm de longueur, 21,78 mm de largeur et 12,00 mm d'épaisseur. Sa pureté est classée VS1 et sa couleur est Fancy dark grayish-blue. Sa forme de taille est définie comme une forme antique de coussin avec le rondiste faceté et des facettes supplémentaires sur le pavillon.
“Le Grand Diamant Bleu” ou “Diamant maudit” de 112 carats. Il ressort que le Hope ait porté malheur à tous ceux qui l'ont possédé. Rapporté des Indes par Tavernier en 1668, il est acquis par Louis XIV. En 1672, il est retaillé en forme de cœur et tombe de 112 carats à 67 carats. Le “diamant de la couronne” comme il est appelé à l'époque a déjà alors une sérieuse réputation de “porte-malheur”. Ceci est dû à la façon dont il aurait été arraché à la statue d'une déesse hindoue, très courroucée depuis. Tavernier fut la première victime du sort : ruiné, il mourut dévoré par des chiens sauvages.
Louis XVI et Marie-Antoinette qui héritèrent de ce gemme furent, quant à eux, guillotinés sous la Révolution. En 1792, en même temps que le Régent, il disparaît pour ne réapparaître qu'en 1830 dans une vente aux enchères à Londres, mais ne pèse plus que 44,50 carats. Wilhelm Fals avait entrepris de retailler pour masquer sa véritable identité. Mais ce malheureux diamantaire se fit tout d'abord voler le diamant par son propre fils, puis mourut de chagrin. Son fils se suicida quelques années plus tard. Le diamant est ensuite acquis par le banquier Henry Philip Hope.
En 1908, il s'en sépare pour rembourser ses dettes, toute sa famille s'éteint rapidement dans la pauvreté. Un prince en devient propriétaire. Il offrit le diamant à une actrice des Folies Bergères qu'il tua peu de temps après. Le possesseur suivant disparut avec ses proches dans un accident de voiture. C'est toute une révolte qui chassa le sultan Abdulhamid du trône peu de temps après l'acquisition du Hope. Une riche Américaine propriétaire du diamant connut elle aussi le malheur : la mort de son fils en voiture, la folie de son mari et l'overdose de sa fille. Enfin, en 1947, la tragédie semble prendre fin. Le diamant est acheté par le joaillier des stars Harry Winston, dont la bijouterie a été cambriolé en 2008, qualifié comme « le casse du siècle ».
   

Le diamant et ses légendes. L’histoire du diamant :

Les croyances liées au diamant et à leurs pouvoirs mystérieux remontent à la Nuit des Temps. La plus convoitée des pierres précieuses a traversé les âges, gratifiant les hommes de toutes races, de toutes religions de son influence bénéfique ou maléfique. C'est la pierre des Dieux.


Dès l'Egypte ancienne, le diamant symbolisait le soleil, synonyme de force, de courage et de vérité. On le plaçait au milieu de la croix ansée du signe Ankh, hiéroglyphe égyptien signifiant "La vie". Pour d'autres peuples de l'Antiquité, le diamant était, semble-t-il, la larme d'un dieu.


Les mythes judéo-chrétiens ne furent pas en reste. En hébreu, le terme "jahalom" signifierait "diamant". C'est du moins la traduction qu'on en donnait au XVIIe siècle. A moins qu'il ne s'agisse d'une confusion avec le corindon ou l'onyx ? Quoi qu'il en soit, on retrouve ce "diamant" dans certains versets de la Bible.


Les premiers cabalistes juifs affirmaient que douze pierres, gravées d'un anagramme du nom de dieu, possédaient un pouvoir mystique. Chacune d'elle était associée à un ange : le rubis à Malchediel, la topaze à Asmodel… le diamant à Humatiel.


C'est en Inde que l'existence du véritable diamant fut mentionnée pour la première fois avec certitude. Un des plus anciens témoignages signalant le « vajra », en sanscrit, figure dans un manuscrit hindou du IVe siècle avant notre ère. Le premier empereur des Indes, fixa de façon rigoureuse, dans ce traité mi-religieux mi-fiscal, le montant des impôts prélevés sur l'exploitation du diamant. Il y est également question de critères d'évaluation. Les caractéristiques de chaque pierre y sont décrites avec suffisamment de précision pour qu'on puisse penser qu'il s'agit effectivement du diamant. La dureté du diamant était déjà reconnue. Des proverbes hindous y font référence, affirmant que "le vajra n'est rayé que par un autre vajra".


Le diamant était l'arme d'Indra, une des plus anciennes divinités du panthéon védique, le terrible dieu de la Foudre. Les six pointes de l'octaèdre symbolisaient la résistance de l'homme face aux attaques venant des quatre points cardinaux, mais aussi celles des puissances démoniaques et celles des puissances divines.


On racontait encore que le diamant protégeait son propriétaire de tous les dangers, le feu, la maladie, les voleurs, le poison, la sorcellerie et les mauvais esprits, les serpents... Il donnait puissance et courage dans le combat. Le diamant était aussi symbole de caste : incolore, il était réservé aux brahmanes ; rouge, aux guerriers ; jaune, aux commerçants.

Il faut attendre Pline l'Ancien, au Ier siècle après J.-C., pour avoir une description assez précise de la pierre, de sa résistance au feu et de sa transparence. Pline écrit, dans son "Histoire Naturelle", que les Romains accordaient une grande valeur marchande au diamantLe diamant était pour Pline "cette joie rare de l'opulence invincible et réfractaire à toute violence qui se brise sous l'action du sang de bouc" ! Le bouc étant l'incarnation du mal, de la bassesse et des forces démoniaques, tandis que le diamant représentait la pureté et le bien.


Le Moyen Age occidental attribua lui aussi des pouvoirs bénéfiques et magiques au diamant : il neutralisait les poisons, permettait d'écarter les hallucinations, d'apaiser les angoisses. Il réconciliait les époux, il donnait énergie, bonheur, longue vie, préservait des mauvais esprits...
Au XIIe siècle, sainte Hildegarde de Bingen précise que "le diable déteste cette pierre parce qu'elle résiste à sa puissance". "Placé dans la bouche, il guérit le menteur." Des propriétés médicinales lui furent attribuées : il guérissait par simple apposition sur une partie du corps.


Plus près de nous, au XVIe siècle, le pape Clément VII (1523-1534) apprit à ses dépens que le diamant, contrairement aux croyances, ne favorisait pas la guérison. Il périt en avalant un médicament à base de poudre de diamant qu'on lui avait prescrit. C'est à dater de cet incident que le diamant fut regardé comme un poison. Un détail qui ne pouvait échapper à Catherine de Médicis...


Mais le diamant ne fut pas seulement pierre de pouvoirs ou instrument des intrigues de Cour. Il prit part au rêve des légendes humaines. L'une d'entre elles est plus particulièrement captivante : quelque part, en un lieu secret, protégé par de terrifiants gardiens, une vallée engendre à foison de merveilleux diamants. La légende de la Vallée des Diamants, située en Inde ou au Proche-Orient, trouverait son origine dans les récits des campagnes d'Alexandre le Grand vers l'Inde. Elle est également mentionnée dans un texte d'Epiphanius, évêque de Constantia au IVe siècle.


Alexandre voulut pénétrer dans la vallée, mais ne put y progresser, l'endroit étant infesté de terribles serpents au regard mortel. Il utilisa donc des miroirs, qui firent périrent l'un après l'autre les reptiles, surpris par leur propre reflet.

   

La commercialisation de diamant

La De Beers détient une grande partie de l’exploitation des mines ou de leur production. Elle a le pouvoir sur les flux de marchandises, ce qui lui permet de contrôler les prix. L’organe de commercialisation de la De Beers s’appelle la Diamond Trading Company (DTC) ; elle reçoit la totalité des diamants De Beers. La DTC contrôle environ 65% de la commercialisation mondiale du diamant.
 
La commercialisation de diamantLa DTC a mis au point un système unique en son genre : 290 acheteurs sont tout d’abord sélectionnés. La DTC prépare des lots appelés “sights”, ou “vues”, qu’elle impose à ces 290 acheteurs privilégiés, “sights holders” ou “détenteurs de vues”.
10 fois par an à Londre, des lots de pierres brutes sont présentés aux acheteurs qu’ils ne peuvent refuser sous peine d’exclusion. Les lots sont donc imposés, et l’acheteur ne peut refuser ! Et pourtant, tout le monde se bat pour être un de ces fameux “sights holders” car les tarifs d’achat sont très attractifs. Perdre son statut de sight holder revient à acheter des diamants sur le marché libre, plus cher.
 

Le marché “outside” est le marché qui n’est pas contrôlé par la DTC. Lev Leviev possède, autour de LLD (diamants) et d’Africa-Israel Investment Co, le deuxième groupe industriel d’Israël. Il vient de devenir aussi le deuxième diamantaire du monde après la De Beers, notamment en prenant des positions dominantes en Angola, avec l’appui du principal diamantaire russe (Alrossa) ; bien établi dans le centre diamantaire de Tel-Aviv (Ramat Gan), il possède aussi en Russie la société diamantaire Ruis (le nom vient visiblement de l’association des premières syllabes de Russie et Israël).

Les Bourses du diamant :

Les Bourses du diamant :Les principales bourses du diamant taillé sont situées à : Anvers, Londres, New York, Tel Aviv, Bombay. La plus importante reste Anvers, plus de la moitié du marché mondial des diamants taillés passe par Anvers.
•    Les petits diamants ronds sont principalement taillés à Bombay (Inde)
•    Les tailles fantaisie proviennent en majorité de la bourse de Tel Aviv (Israël)
•    Les villes de New York (USA) et Anvers (Belgique) sont réputées pour la taille des gros diamants.



Le quartier diamantaire d'Anvers se décompose principalement en quatre bourses qui ont chacune leur spécialité :
•    Le Anwerp Diamond Bourse (diamant taillé)
•    Le Diamant Club (diamant brut et taillé)
•    La Vrijediamanthandel (diamant brut et taillé)
•    Le Diamant Kring (diamant brut)
Le milieu du diamant est très fermé et les conditions pour devenir membre d’une Bourse sont très strictes. Ainsi, un membre qui a commis une faute peut s’attendre à être exclu immédiatement de l’établissement voire de la profession, dans le monde entier.
Les diamants taillés sont ainsi achetés par des diamantaires sur ces bourses, puis finalement revendu aux joailliers.
   

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